Lundi 12 octobre
Ce matin nous laissons les filles avec laï car nous devons aller à l’agence de voyage réserver notre hôtel à Cayo Coco, la dernière étape de ce périple cubain. Nous en trouvons un qui nous convient et en profitons pour discuter un peu avec la dame de l’agence qui parle un peu français, des conditions de vie des cubains. Ici, il y a deux monnaies : le pesos cubain qui ne vaut rien et qui est la monnaie nationale, et le CUC (pendant l’embargo il a fallu créer une monnaie, un équivalent au dollars, pour pouvoir participer aux échanges internationaux). Ce qu’elle nous explique c’est qu’ici elle est payée en pesos cubain mais que ce qu’elle achète est en CUC ! Elle touche environ 500 pesos cubains mais cela ne représente que 20 CUC et qu’une fois qu’elle a acheté une bouteille de shampoing à 2,5 CUC, du savon et du déo (le minimum vu la chaleur dans le pays), il ne lui reste à peine plus que la moitié de son salaire (soit 10 CUC) pour se nourrir et nourrir son enfant pour le mois ! et pourtant cette femme a fait des études et parle au moins trois langues ! Le gouvernement ne leur donne que 2,5 kgs de riz par personne et par mois. Le système de santé est heureusement gratuit. La vie dans ce pays, avec ce régime politique, couplée à l'embargo est vraiment difficile pour le peuple.
Quand nous rentrons, les filles ont fini leurs devoirs, et nous partons un dernière fois à notre petite plage de rêve ! Ce soir, il y a trois jeunes françaises qui logent également chez Laï, elles travaillent toutes les trois dans l’hôtellerie de luxe. Angelina, Lily-Rose et Perle sont fans et ne les lâchent pas d’une semelle ! On en profite pour discuter un peu avec elles et partons nous coucher.
Le mois d’octobre est en général le mois le plus pluvieux de l’année mais pour le moment, la chance est de notre côté car les orages n’éclatent qu’en fin d’après midi et s’il pleut c’est surtout la nuit… Croisons les doigts pour Cayo Coco !
Mardi 13 octobre
Nous partons 9h30 dans le vieux train de la "Valle des Ingenios" pour voir l’ancienne exploitation de canne à sucre. Ce train est composé d’une vieille locomotive et de deux wagons dont un qui fait office de snack-bar. Avant le départ on échange quelques mots avec une famille franco-allemande et nous leur expliquons notre parcours. Ils nous disent, que pour eux un tour du monde avec des enfants serait impossible car en Allemagne, l’instruction dans la famille n’est pas autorisée.
La ballade est très agréable, le train roule à peine à 40 à l’heure ce qui nous permet de profiter du paysage. A peine quelques kilomètres parcourus, nous nous retrouvons au beau milieu des campagnes tropicales. Il fait très lourd, le temps est couvert et heureusement que les wagons sont ouverts car sinon ce serait intenable. Pendant le trajet, les filles ont le droit d’aller prendre la place du conducteur et elle sont ravies de pouvoir faire « tchou, tchou ». Nous faisons un premier arrêt à Manaca Iznaga, puis un deuxième pour manger dans une hacienda. En ce qui nous concerne, on ne s’y risque pas… pas trop joueurs sur ce coup là, on préfère acheter des sandwichs au fromage dans le train. La ballade se termine à 14h30, nous nous entassons de nouveau dans un taxi-bicyclette, car même si nous sommes pas loin de la casa, cette chaleur humide nous accable… En rentrant nous faisons un deal avec les filles, faire aujourd’hui l’école des 4 jours à venir, comme ça au moins, pendant les 5 jours d’hôtel, on ne fera que de la piscine et de la plage. Comme nos arguments sont pas mauvais, elles acceptent. Demain, un taxi viendra nous chercher pour nos amener à Cayo Coco. Il nous faudra faire 3h30 de route pour y arriver. Ce qui est bien ici, c’est qu’on arrive à négocier le taxi au même prix que le bus et avec les filles c’est quand même mieux de prendre le taxi, au moins on peut s’arrêter quand on veut. Il viendra nous chercher dimanche à l’hôtel pour nous ramener passer la nuit à Trinitad, chez Laï. Lundi matin, c’est lui aussi qui nous ramenera à l’aéroport de La Havane, afin que nous puissions prendre notre avion pour le Costa Rica. On préfère scinder le trajet en deux, faire deux fois 4 heures, c’est plus sûr, sachant que lundi, nous devons être à l’aéroport à 15 heures dernier carat. En fin d’après midi, nous regroupons nos affaires, et comme nous reviendrons passer la nuit de dimanche à lundi ici, Laï nous propose de nous prêter une valise afin que nous ne prenions que ce dont on a besoin pour l’hôtel, cela nous évitera de trimbaler toute les affaires d’hiver avec nous. Ce soir, à notre demande, elle nous prépare de la langouste avec une sauce cubaine, c’est un régal !
Mercredi 14 octobre
Jeudi 15 octobre
Après un bon petit déjà et un repas rapide, nous partons en début d’après-midi pour la playa Pilar. Le bus que nous prenons s’arrête à tous les hôtels, et vu qu’il y en a beaucoup, nous mettons une heure pour faire 30 kilomètres. Cela confirme que nous avons fait le bon choix au niveau de l’hôtel, car tous ceux que nous voyons sont très vieillissants. Pour la plupart ils datent des années 1990. Nous arrivons à la plage, elle se mérite, mais ça en vaut vraiment le coup ! Là rien à dire. Eau chaude transparente, sable blanc d’une douceur… Mais bon je ne vais pas trop en dire car je sais qu’en ce moment il y en a qui bossent en regardant la pluie d’automne dégouliner sur leurs fenêtres ! Vous verrez par vous même lorsqu’enfin on aura une bonne connexion pour pouvoir enfin mettre en ligne les diapos photos. Après la plage, nous rentrons et comme promis Ernesto a fait porter un pantalon pour Fred dans notre chambre. Nous réservons un restaurant pour demain soir car celui que nous choisissons est complet ce soir. C’est pas grave, on ira demain, de toute façon les filles adorent le buffet ! C’est comme quand elles vont chez mamie et papy et qu’ils les amènent manger chez Asia ! Avant d’aller nous coucher, on va boire un coup devant le spectacle du soir. Mais pas trop tard car demain on a du boulot : on doit faire des châteaux de sable ! (bon d’accord, j’arrête…)
Vendredi 16 octobre
Nous nous levons tôt car nous voulons profiter de la plage au maximum. Nous y arrivons à 10h30 et y restons jusqu’à 15h. Le temps de rentrer à l’hôtel, il est 16h, de quoi profiter encore un bon moment de la piscine ! Fred est content, car il peut enfin utiliser son capital solaire. Aujourd’hui, un énorme canon projette de la mousse dans un des bassins de la piscine ! (avec musique à fond bien sur). Ce soir, comme prévu nous allons manger au restaurant « Acqua » qui comme son nom le laisse deviner, est un restaurant de poisson. Nous y mangeons très bien. La journée de demain s’annonce identique !
Samedi 17 octobre
Même punition : plage et piscine… En ce qui concerne le temps, on s’en sort toujours aussi bien mais le taux d’humidité est au plus haut… Il fait très lourd. Nous nous sentons moites et même les vêtements pliés dans la valise le sont. Je ne parle même pas de ceux que l’on a lavé, qui ne sèchent pas. Le sol nettoyé le matin par la femme de ménage ne parvient pas à sécher : lorsque nous rentrons en fin d’après midi il est toujours mouillé. Nous essayons tant bien que mal de le sécher avec les draps de bain. Les mouches et les moustiques sont en grand nombre et un tracteur avec un énorme pulvérisateur à insecticide parcourt toutes les allées de l’hôtel tous les soirs, une fois que le soleil est couché. Ce soir le buffet est installé dans le hall de l’hôtel et des choristes animent notre repas. Perle s’endort affalée sur un fauteuil, nous finissons de manger et rentrons nous coucher dans des draps humides, c’est horrible !
Dimanche 18 octobre
Cela tombe bien, on quitte l’hôtel et aujourd’hui il pleut en journée! ouf, on l’a échappé belle ! Notre taxi vient nous chercher vers 14h30 et nous faisons la route sous une pluie battante. Nous arrivons à Trinidad à 18 heures et pour nous faire plaisir Laï nous a préparé de la langouste. Ici il a beaucoup plut aussi, mais il y a un peu d’air et on ne sent pas d’humidité. On respire enfin !
Laï m’aide à relaver tout notre linge qui n’avait pas séché et nous l’essorons dans sa petite machine à laver. Avec un peu de chance dans quelques heures il sera sec, et on pourra plier bagages.
Lundi 19 octobre
Ce matin, ce sont de difficiles aurevoir avec Laï qui est en larme... On se promet de s'envoyer des nouvelles par internet. Cette famille est vraiment adorable ! Dans 4 heures nous serons à la Havane, et ce soir à 19 h dans notre avion et après un transit par Le Salvador, nous atteindrons enfin le Costa Rica...
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